Je vais répondre tout de suite à la question que beaucoup se posent : non, je ne suis pas contre le vibe coding. Et non, l’intelligence artificielle ne me fait pas peur.
Je l’utilise moi-même, au quotidien, autant au niveau professionnel que personnel.
Elle m’aide à gagner du temps, à explorer des solutions, à automatiser certaines tâches répétitives, à relire du code et même à améliorer la sécurité d’un projet. Bien utilisée, l’IA est un formidable outil de productivité.
Mais il existe une différence importante entre obtenir du code qui fonctionne et construire une solution sur laquelle une entreprise pourra réellement compter.
Cette différence, c’est l’expérience.
Le vibe coding permet aujourd’hui de décrire ce que l’on souhaite en langage courant et de laisser une intelligence artificielle produire tout ou partie du code. En quelques échanges, on peut créer une page, un formulaire, une fonctionnalité ou même une première version complète d’une application.
C’est impressionnant. C’est utile. Et ce serait absurde de l’ignorer.
En revanche, l’IA ne sait pas toujours si ce qu’elle vient de produire est réellement adapté à votre activité, suffisamment sécurisé ou maintenable dans deux ans. Elle répond à la demande formulée. Encore faut-il avoir posé la bonne question et savoir contrôler la réponse.
L’expérience ne sert plus seulement à écrire du code. Elle sert aussi à juger celui que l’IA propose.
Le vibe coding, concrètement, qu’est-ce que c’est ?
Le principe est assez simple.
Pour beaucoup de personnes, la première expérience ressemble à une conversation avec ChatGPT, Claude ou Gemini : on décrit une page ou une fonctionnalité, l’outil propose du code, puis on lui demande de corriger ce qui ne convient pas. Le vibe coding pousse cette logique plus loin en permettant à l’IA d’intervenir sur une part croissante du projet.
Au lieu d’écrire soi-même chaque ligne de code, on décrit à une intelligence artificielle ce que l’on souhaite obtenir : une page d’accueil, un espace client, un formulaire, une animation, un outil de gestion ou une connexion entre plusieurs services.
L’IA génère une première solution. On la teste, on lui demande de la modifier, puis on continue à échanger avec elle jusqu’à obtenir quelque chose qui ressemble au résultat attendu.
On développe en donnant une direction, parfois sans entrer dans les détails techniques. C’est de là que vient cette idée de « vibe coding » ( ou « coder à l’ambiance » en français), au ressenti, en avançant par essais successifs.
Pour réaliser rapidement un prototype, vérifier une idée ou créer un petit outil interne, cette approche peut être particulièrement efficace.
Le problème commence lorsque l’on confond une démonstration convaincante avec un projet terminé.
Un bouton peut fonctionner sans que le formulaire soit correctement protégé. Une page peut être belle sans être accessible. Un site peut s’afficher rapidement sur votre ordinateur tout en étant lent sur un téléphone. Une fonctionnalité peut sembler parfaite sans gérer les erreurs ou les cas particuliers.
Ce qui se voit à l’écran n’est qu’une partie du travail. C’est d’ailleurs pour cette raison que, lorsque je prends en charge un développement web sur mesure, je commence par comprendre le besoin et ses contraintes avant de choisir la solution technique.
Oui, j’utilise l’intelligence artificielle pour développer
Je développe pour le web depuis longtemps. J’ai vu apparaître de nombreux outils présentés comme des révolutions capables de rendre les précédents inutiles.
Certains ont disparu. D’autres ont durablement changé notre manière de travailler.
L’intelligence artificielle appartient clairement à la seconde catégorie. Et elle intervient réellement dans mon travail.
Selon les projets, je peux notamment l’utiliser pour :
- produire une première base de code ou éviter de réécrire une structure classique ;
- comparer plusieurs approches techniques avant de choisir la plus adaptée ;
- chercher l’origine probable d’un dysfonctionnement ;
- générer des scénarios de test et penser à certains cas limites ;
- relire une fonction à la recherche d’une incohérence ou d’un oubli ;
- documenter plus rapidement un développement pour faciliter sa reprise ;
- automatiser des tâches répétitives qui n’apportent aucune valeur particulière au client.
Le temps gagné est réel.
Mais l’intérêt ne se limite pas à aller plus vite. L’IA peut également m’aider à élargir mes vérifications. Elle peut suggérer un cas auquel je n’avais pas encore pensé, attirer mon attention sur une validation manquante ou proposer une façon plus robuste de traiter une donnée.
Cela ne signifie pas que ses réponses sont toujours justes.
Cela signifie que je dispose d’un outil supplémentaire pour confronter mes choix, à condition de conserver mon esprit critique.
L’IA peut renforcer la sécurité… ou créer de nouvelles failles
On présente souvent le code généré par l’IA comme un danger pour la sécurité. Ce risque existe. Une intelligence artificielle peut oublier de vérifier une autorisation, mal filtrer une donnée saisie dans un formulaire ou proposer une dépendance qui n’est plus maintenue.
Mais la réalité est plus nuancée.
L’IA peut aussi être utilisée pour relire du code, identifier des points sensibles, générer des tests ou rappeler des vérifications importantes. Elle devient alors une paire d’yeux supplémentaire.
Un exemple récent montre bien l’autre face de cette technologie.
En octobre 2026, deux vulnérabilités critiques ont été corrigées dans le cœur de PHP, le langage sur lequel reposent notamment WordPress, Drupal et de très nombreux sites internet. Elles pouvaient permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance sans avoir à s’authentifier.
Des chercheurs en cybersécurité travaillant avec plusieurs modèles d’intelligence artificielle ont réussi à explorer les chemins d’exploitation, à démontrer la gravité de ces vulnérabilités et à participer à la validation des correctifs. Cette recherche s’est inscrite dans un travail coordonné associant les spécialistes, les mainteneurs de PHP et plusieurs acteurs de la sécurité.
Il faut être précis : une intelligence artificielle n’a pas découvert et réparé ces failles toute seule. Des humains ont piloté les recherches, interprété les résultats, mesuré les risques et pris les décisions.
Et c’est précisément ce qui m’intéresse dans cet exemple.
L’IA n’a pas remplacé leur expertise. Elle leur a permis de l’appliquer plus vite, d’explorer davantage de pistes et de s’attaquer à un problème d’une complexité considérable. Le retour d’expérience publié autour de cette opération montre d’ailleurs comment des modèles d’IA ont été utilisés pour aider les défenseurs à identifier et corriger ces vulnérabilités.
À mon niveau, le principe est le même.
Je ne demande pas à l’IA de décider si un développement est sécurisé. Je l’utilise comme un regard supplémentaire, capable d’explorer des hypothèses, de suggérer des tests et d’attirer mon attention sur certains points.
Ensuite, je vérifie.
La sécurité ne dépend donc pas uniquement de l’utilisation ou non de l’intelligence artificielle. Elle dépend surtout de la manière dont elle est utilisée et de la personne qui valide le résultat.
Un développeur expérimenté peut repérer une réponse douteuse, demander une autre approche, vérifier la documentation officielle et tester réellement le comportement obtenu.
Une personne qui ne connaît pas le fonctionnement du code risque, elle, de s’arrêter au premier résultat satisfaisant en apparence.
C’est humain : lorsque le bouton fonctionne, on considère que le problème est réglé.
Pourtant, derrière ce bouton, plusieurs questions peuvent encore se poser. Les données sont-elles correctement vérifiées ? Un utilisateur peut-il accéder à une information qui ne lui appartient pas ? Que se passe-t-il si le service distant ne répond plus ? Le message d’erreur révèle-t-il des informations techniques ? Les données personnelles sont-elles conservées quelque part ?
L’intelligence artificielle peut aider à répondre à ces questions. Elle ne garantit pas qu’elles seront posées.
Et même un site correctement construit au départ doit ensuite être surveillé, sauvegardé et mis à jour. C’est tout l’enjeu d’une véritable maintenance et d’un suivi technique, qu’il ait été développé avec ou sans l’aide de l’IA.
Produire du code n’a jamais été toute la difficulté de mon métier
Vu de l’extérieur, le travail d’un développeur consiste parfois à transformer une demande en lignes de code.
Dans la réalité, une grande partie du travail se déroule avant même d’écrire la première ligne.
Il faut comprendre le besoin. Distinguer la demande formulée du véritable objectif. Choisir une solution proportionnée. Anticiper les usages. Prévoir les évolutions. Décider ce qui doit être développé et, parfois, expliquer pourquoi une idée séduisante n’est pas forcément une bonne idée.
Une intelligence artificielle peut produire très vite une fonctionnalité inutile.
Elle peut également proposer une solution techniquement brillante à un problème qui aurait pu être réglé beaucoup plus simplement.
Avec l’expérience, on apprend que le meilleur développement n’est pas toujours le plus impressionnant. C’est souvent celui qui répond correctement au besoin, reste compréhensible et pourra être modifié sans tout casser six mois plus tard.
C’est là que les années de métier font la différence.
Je connais les conséquences de certains choix parce que je les ai déjà rencontrées. J’ai repris des sites que plus personne n’osait modifier. J’ai vu des extensions s’accumuler jusqu’à rendre un site instable. J’ai corrigé des formulaires qui semblaient fonctionner, mais dont les messages n’arrivaient jamais. J’ai vu de petites décisions techniques devenir de gros problèmes plusieurs années plus tard.
L’IA connaît beaucoup de solutions théoriques. L’expérience permet de reconnaître celles qui ont une chance de tenir dans la vraie vie.
Un site créé avec l’IA peut-il être un bon site ?
Oui, bien sûr.
Un site internet n’est pas mauvais simplement parce qu’une intelligence artificielle a participé à sa création. Tout comme un site n’est pas automatiquement bon parce qu’il a été entièrement codé à la main.
Ce qui compte, c’est le résultat obtenu et la manière dont il a été construit.
Un site professionnel doit notamment être :
- adapté aux objectifs de l’entreprise et aux attentes de ses clients ;
- utilisable sur un ordinateur comme sur un téléphone ;
- suffisamment rapide et accessible ;
- correctement structuré pour les moteurs de recherche ;
- sécurisé en fonction des données et des fonctionnalités utilisées ;
- simple à administrer et capable d’évoluer ;
- sauvegardé, surveillé et maintenu après sa mise en ligne.
Le vibe coding peut contribuer à chacun de ces points. Il ne les garantit pas automatiquement.
Lorsque je travaille sur la création d’un site internet professionnel, l’IA peut donc participer au processus. Elle ne remplace ni la réflexion sur la structure, ni le travail sur les contenus, ni les contrôles précédant la mise en ligne.
C’est un peu comme disposer d’un atelier extrêmement bien équipé. Les machines permettent de travailler plus vite et avec davantage de précision. Mais elles ne choisissent pas seules le bon matériau, ne comprennent pas le besoin du client et ne prennent pas la responsabilité de l’ouvrage terminé.
Et surtout, un site ne doit pas seulement être techniquement fonctionnel. Il doit aussi rassurer, être compris et donner envie d’agir. Comme je l’explique dans mon article sur les sites capables de remplir un carnet de commandes, une belle interface ne suffit pas si elle ne produit aucun résultat pour l’entreprise.
Ce que mes clients gagnent lorsque j’utilise l’IA
Mes clients ne me paient pas pour taper lentement chaque ligne de code à la main.
Ils me confient une situation, un besoin ou un problème. Ils attendent de moi une solution cohérente, fiable et adaptée à leur activité.
Si l’intelligence artificielle me permet de produire une base en trente minutes au lieu de deux heures, je ne considère pas que la valeur de mon travail a diminué. Je peux consacrer le temps gagné à mieux comprendre le projet, tester davantage, améliorer le parcours des visiteurs ou contrôler des détails qui auraient autrefois été traités plus rapidement.
C’est là que l’IA devient réellement intéressante pour mes clients.
Elle peut me permettre d’être plus réactif, d’explorer plusieurs pistes avant de choisir, de résoudre plus vite certains problèmes et de consacrer davantage de temps aux décisions qui demandent un véritable jugement.
Le temps gagné grâce à l’IA ne doit pas servir à bâcler un projet. Il doit permettre de mieux travailler sur ce qui fait sa valeur.
Cela change aussi la nature de mon métier.
Une part croissante du travail consiste à piloter, vérifier, corriger et intégrer ce que l’IA produit. Je passe parfois moins de temps à écrire une structure classique, mais davantage à examiner les conséquences d’une solution ou à l’adapter précisément au projet existant.
C’est une évolution assez logique. Les développeurs ont toujours créé de nouveaux outils pour ne pas recommencer éternellement le même travail.
L’intelligence artificielle est un outil particulièrement puissant.
Pas une dispense de réfléchir.
Peut-on faire du vibe coding sans être développeur ?
Oui. Et c’est même l’un de ses grands intérêts.
Une personne qui ne sait pas programmer peut désormais créer un prototype, automatiser une petite tâche ou donner forme à une idée qu’elle n’aurait jamais pu tester seule auparavant.
Je trouve cette évolution positive.
Elle permet à davantage de personnes d’expérimenter et de mieux comprendre ce qui est techniquement possible. Elle facilite aussi les échanges : un client peut arriver avec une première maquette fonctionnelle plutôt qu’avec une idée difficile à expliquer.
Mais il faut connaître la limite de l’exercice.
Plus le projet traite de données personnelles, de paiements, de comptes utilisateurs ou de processus importants pour l’entreprise, plus les conséquences d’une erreur deviennent sérieuses.
De la même manière, un prototype destiné à vérifier une idée n’a pas les mêmes exigences qu’un site qui doit être référencé, maintenu et utilisé chaque jour pendant plusieurs années.
On peut parfaitement construire une première version avec l’IA et demander ensuite à un professionnel de la contrôler, de la fiabiliser ou de la reprendre.
Faire intervenir un développeur ne signifie pas forcément tout jeter et tout recommencer.
Parfois, quelques corrections et une meilleure organisation suffisent. Dans d’autres cas, l’accumulation de rustines finit par rendre une refonte du site plus raisonnable. La bonne décision dépend de l’état réel du projet, pas de l’outil utilisé pour le créer.
C’est aussi une question de coût à long terme. Un projet obtenu très rapidement peut devenir cher s’il est impossible à modifier ou si personne ne comprend son fonctionnement. Le phénomène n’est d’ailleurs pas propre à l’intelligence artificielle : je l’évoque déjà dans mon article consacré au vrai coût d’un site internet pas cher.
Ce que je ne délègue pas à l’intelligence artificielle
Je peux lui demander des suggestions. Je peux lui faire produire du code. Je peux comparer ses réponses ou l’utiliser pour contrôler certains points.
Mais je ne lui délègue pas la responsabilité finale.
Je garde la main sur la compréhension du besoin, les choix d’architecture, la validation des données, la gestion des droits d’accès, les performances, le référencement technique, l’accessibilité et la capacité du projet à être maintenu.
Je vérifie également que la solution ne dépend pas inutilement d’un service extérieur, que les données restent récupérables et qu’un autre développeur pourra comprendre le travail réalisé si cela devient nécessaire.
L’IA ne connaît pas toujours l’ensemble du contexte. Elle peut ignorer une contrainte évoquée plusieurs semaines auparavant, proposer une solution incompatible avec une autre partie du site ou corriger un problème en en créant un nouveau.
Elle est rapide, disponible et souvent pertinente. Elle n’est pas responsable de la mise en ligne. Moi, si.
Faut-il se méfier du vibe coding ?
Je préfère dire qu’il faut apprendre à l’utiliser.
Refuser l’intelligence artificielle par principe n’aurait pas beaucoup de sens. Lui faire une confiance absolue n’en aurait pas davantage.
Le vibe coding est excellent pour accélérer une idée, créer un prototype, explorer une solution ou produire certaines fonctionnalités. Il peut également faire gagner énormément de temps à un développeur qui sait analyser et intégrer le résultat.
Il devient plus risqué lorsque personne ne comprend vraiment ce qui a été produit, que le projet est mis en ligne sans tests ou que chaque nouveau problème est corrigé en demandant à l’IA d’ajouter encore une couche de code.
À ce stade, le projet peut fonctionner.
Jusqu’au jour où il ne fonctionne plus.
Et le plus difficile n’est alors pas toujours de réparer la panne. Il faut d’abord comprendre l’empilement de décisions qui l’a provoquée.
L’avenir ne sera probablement ni 100 % humain ni 100 % artificiel
Je ne crois pas que l’avenir du développement web appartienne aux professionnels qui refusent d’utiliser l’intelligence artificielle.
Je ne crois pas non plus qu’il appartienne à ceux qui acceptent chacune de ses réponses sans la moindre vérification.
Il appartiendra probablement à ceux qui savent formuler les bonnes demandes, évaluer les solutions proposées et prendre la responsabilité du résultat.
Après plus de vingt ans dans le web, je ne vois pas l’IA comme une menace pour mon métier. Elle me permet de travailler différemment, souvent plus vite et parfois mieux.
Elle ne remplace pas mon expérience. Elle me permet de la mobiliser là où elle est réellement utile : comprendre, choisir, anticiper et sécuriser.
Vous avez créé un site ou une fonctionnalité avec l’intelligence artificielle et vous ne savez pas si la base est suffisamment solide ? Je peux examiner le projet, vous dire ce qui peut être conservé, ce qui mérite d’être corrigé et ce qui risque de poser problème à terme.
Et si tout est bien construit, je vous le dirai aussi.
Parlons de votre projet et de ce que vous avez déjà construit.
Questions fréquentes sur le vibe coding et l’intelligence artificielle
Qu’est-ce que le vibe coding ?
Le vibe coding consiste à décrire en langage naturel ce que l’on souhaite créer, puis à laisser une intelligence artificielle générer le code correspondant. Le projet évolue ensuite au fil des demandes, des tests et des corrections formulées à l’IA.
Peut-on créer un site professionnel entièrement avec l’IA ?
C’est possible, mais la qualité finale dépend des contrôles réalisés. Le site doit être testé sur différents appareils, sécurisé, optimisé pour le référencement, accessible et suffisamment clair pour être maintenu. L’IA peut produire le code sans garantir à elle seule tous ces aspects.
Le code généré par l’IA est-il sécurisé ?
Il peut l’être, mais il ne l’est pas automatiquement. Comme n’importe quel code, il doit être relu et testé en fonction des données manipulées et des risques du projet. L’IA peut aussi aider à détecter certaines failles, à condition que ses recommandations soient elles-mêmes vérifiées.
Un développeur reste-t-il nécessaire avec le vibe coding ?
Tout dépend de la complexité et des enjeux du projet. Pour un prototype ou un petit outil sans données sensibles, une personne autonome peut obtenir de très bons résultats. Pour un site professionnel, un espace client, un paiement en ligne ou une application métier, le regard d’un développeur expérimenté permet de fiabiliser les choix et d’anticiper la maintenance.